Gosseyn - Post Rock sous influences

Gosseyn, c'est du post-rock sous influence,  à écouter autant avec les pieds qu'avec les oreilles, de la musique de l'est plutôt à l'ouest en centre Bretagne. 
Gosseyn, c'est Jean-denis Moreau (Kreizh Breiz Akademi, Ars Nevez) au violon, Joachim Mouflin (Txutxukan, Pas d'nom, pas d'maison, Meskach) au bouzouki et a la guitare, Kevin Gravier (Mr Roux, Geoffrey Oriema, Framix) à la basse et Yves-marie Berthou (Yog Sottoth, Gypsy Burek Orchestar, Slonovski bal) à la batterie, qui interprètent un répertoire de compositions éclectiques en formule électrique. Ça s'inspire des 70's, de la Bulgarie, du surf, de John Zorn, et vous pourrez aussi entendre de la distorsion, un synthé analogique, Batman, un do très très grave, et de l'improvisation, ou pas.

Si vous aimez la musique des Balkans, le jazz, le rock, le psyché, c’est par ici que cela se passe ! Les p’tits gars du centre Bretagne nous servent sur un plateau un très bon EP qui tournera longtemps dans votre lecteur.


Il y en a pour tout le monde tellement le mélange des genres est savamment orchestré. Les musiciens s’en donnent à cœur joie pour tout déchirer et la qualité de leur jeu mérite vraiment le détour : danse obligatoire ! On plonge d’entrée dans l’univers des pays de l’Est, qui frise par instant avec la musique arabisante, ce qui prouve encore une fois que la musique est universelle. S’en suit une complainte planante dans laquelle le violon pleure tel une âme déchirée, torturée, mais néanmoins plus qu’agréable. La plongée psychédélique s’opère de manière plus intense dans le troisième morceau que l’on voudrait plus long tellement on s’y sent bien. Dans la foulée, une chanson plus rock, limite progressive, qui n’est pas sans rappeler les grandes heures de la chanson française des années 90. Enfin, un final en apothéose qui nous renvoie dans les pays de l’Est mode fusion et c’est plutôt classe. Bref, un groupe très riche qui sait très bien ce qu’il fait et qui le fait bien.
Le cri de l’ormeau



"La scène musicale centre bretonne bouillonne de créativité. 
GOSSEYN nous propulse dans un rock garage expérimental sous influence orientalo-balkanique.
 Une musique forte et sensible dopée au son analogique et électrique des années 70.
Les compositions de Joachim Mouflin et le son du groupe ne sont pas sans nous rappeler l’univers de l’avant-gardiste new-yorkais John Zorn défiant toute classification. Musique-fiction ?"
Bertrand Dupont